Je suis Naturopathe à Marseille, voici une Brève description de cette discipline aux multiples possibilités thérapeutiques :

LA NATUROPATHIE est une médecine non conventionnelle qui vise à équilibrer le fonctionnement de l’organisme par des moyens jugés « naturels » : régime alimentaire, hygiène de vie, phytothérapie, techniques manuelles, exercices, etc. Elle fait partie des approches non conventionnelles qui se disent « holistiques ».

Le terme aurait été inventé par John Scheel en 1885. Il vient du latin natura, « la nature, l’essence » et du grec πάθος, pathos, « la maladie, le mal ». Devant l’étymologie inhabituelle du terme (il pourrait en effet être lu comme « la maladie de la nature »), certains promoteurs de cette pratique lui ont donné une autre origine, le « chemin de la nature », issue des mots anglais nature et path, le « chemin » ou « le mal étudié en fonction de la nature ». Pour les mêmes raisons, d’autres praticiens ont choisi le terme de « naturothérapie » le « soin par la nature ».

Histoire:

Sebastian Kneipp (1821-1897), un des principaux inspirateurs de la naturopathie.
Les racines du mouvement naturopathique proprement dit sont à trouver au xixe siècle, dans le cadre de l’hygiénisme qui accompagne la révolution industrielle dans les pays germaniques et anglo-saxons, et de la lebensreform en Allemagne.

Si l’on considère que la naturopathie est une médecine non conventionnelle qui vise à équilibrer le fonctionnement de l’organisme par des moyens jugés « naturels » : régime alimentaire, hygiène de vie, phytothérapie, techniques manuelles, exercices, etc., plusieurs courants plus anciens peuvent en être plus ou moins rapprochés, comme, entre autres, certains principes de la médecine posés par Hippocrate en Grèce antique, ou encore plus loin avec l’Ayurveda originaire d’Inde ou bien la médecine traditionnelle chinoise, même si des différences fondamentales empêchent d’assimiler ces traditions.

Le terme « naturopathy » naît aux États-Unis, et semble employé pour la première fois par John Scheel en 1895, puis popularisé par Benedict Lust, père spirituel de la discipline. Tous deux sont déjà praticiens de médecine non conventionnelle, et très inspirés par les théories hygiénistes allemandes telles que celle de Sebastian Kneipp10. À cette époque, Lust définit la naturopathie comme une discipline plutôt que comme une médecine précise, et décrit surtout une hygiène de vie rigoriste fondée sur le refus du tabac, de l’alcool, de la caféine et des abus alimentaires, associée à une prophylaxie mêlant la phytothérapie et l’homéopathie11.

Benedict Lust fonde en 1901 l’American School of Naturopathy à New York, qui deviendra en 1919 l’American Naturopathic Association. Il commence à délivrer des diplômes, qui sont progressivement reconnus dans plusieurs États américains.Elle déclina vers 1930…
Cependant, elle avait entre-temps conquis une partie du public allemand et suisse, préparé l’idéologie de la lebensreform et l’ésotérisme théosophique (avec des gens comme Rudolf Steiner). Hitler est le premier chef d’État européen à instituer un diplôme de naturopathe en 1939. Après-guerre, la naturopathie demeure populaire en Suisse et en Bavière, et s’installe progressivement en Angleterre et en France, puis regagne les États-Unis à la faveur du mouvement New Age, où sa pratique et son succès se stabilisent, malgré des critiques toujours constantes de la part des institutions médicales.

Principes :

Cette méthode est fondée, avec la notion fondatrice de « terrain » du patient et de sa qualité bonne ou mauvaise, sur la théorie des humeurs, doctrine hippocratique du ve siècle av. J.-C.. Cette théorie déclare que la maladie est avant tout due à un déséquilibre du terrain (ensemble des tissus de l’organisme), comme par exemple leur excès d’acidité, et en particulier des humeurs de l’organisme (sang, lymphe, bile, liquide céphalo-rachidien). Les naturopathes ont traduit en particulier ce déséquilibre par le concept d’encrassement des humeurs ou de surcharge humorale. Selon eux, les symptômes pathologiques (toux, fièvre, éruptions, etc.) sont souvent des crises de purification humorale et d’élimination toxique, le corps cherchant, comme la nature dont il fait partie, à rétablir par lui-même ses propres équilibres initiaux. La naturopathie se doit donc d’accompagner et faciliter cette purification plutôt que la combattre.

La naturopathie mise beaucoup sur l’auto-guérison, mais avec cette nuance que la force vitale de la personne doit être suffisante pour la provoquer. Le pôle d’action principal du naturopathe est le drainage, tant « psycho-émotionnel » que physiologique et humoral (les humeurs sont les liquides physiologiques circulant dans le corps : sérum, sang et lymphe). Mais le véritable champ d’action de la naturopathie est la prévention. D’une part par l’adoption d’un ensemble de techniques naturelles permettant de suivre une meilleure hygiène de vie, d’autre part en se maintenant à un tel niveau de santé que lesdites « maladies » n’ont que peu de prise sur sa personne. Ainsi, le naturopathe n’intervient-il que rarement, et uniquement en complément de la médecine conventionnelle, dans les troubles ou maladies graves.

La naturopathie peut trouver ses limites dans certaines affections très profondes ou aiguës installées sur un terrain mal préparé et très détérioré. Dans ce cas précis, l’action naturopathique consistera à inverser la cause originelle, (environnementale, hygiénique, ou alimentaire) et à modifier le terrain. Le naturopathe effectuera un bilan vital, unique et personnel, respectant les caractéristiques physiques, physiologiques et psychologiques du patient devant être pris en charge dans sa globalité et son intégrité, ceci grâce à une observation physique précise, une interrogation et une écoute très précises du patient. Le thérapeute pourra éventuellement compléter le décryptage des déséquilibres, l’observation et la palpation des tissus du patient par un recours à l’iridologie, c’est-à-dire une observation détaillée des yeux. La naturopathie est une démarche active qui implique directement le sujet et le considère comme l’acteur de sa santé.

Les 5 principes de la naturopathie à partir des conceptions d’Hippocrate sont :

d’abord ne pas nuire (primum non nocere)
la nature est guérisseuse (vis medicatrix naturae)
identifier et traiter la cause (tolle causam)
détoxifier et purifier l’organisme (deinde purgare)
la naturopathie enseigne (docere)

Pratiques:

Depuis 1898 (textes fondateurs de John Scheel et Benedict Lust) aux États-Unis et depuis 1935 en France, les 10 techniques sont classées comme suit :

l’alimentation ou hygiène nutritionnelle (diététique, nutrition, cures saisonnières)
la psychologie ou hygiène neuropsychique (relaxation, gestion du stress, hygiène relationnelle, relation d’aide, psychothérapies brèves, sophrologie)
les exercices physiques ou hygiène musculaire (gymnastiques douces, culture physique, yoga, stretching, danse, arts martiaux, bicyclette, natation).
Ces trois premières techniques, dites majeures, sont considérées ainsi comme nécessaires et suffisante à l’entretien de la santé.
Dans la plupart des cas, la situation de santé implique toutefois d’avoir recours à d’autres outils hygiéniques ou thérapeutiques, à savoir :

les techniques manuelles -jadis nommées chirologie- (massages non médicaux de type californien, coréen, Amma, onctions aromatiques)
les techniques réflexes ou réflexologie (appliquées au pied, à l’oreille, au nez, dos, … ; shiatsu, méthodes de Knap, Jarricault)
les techniques respiratoires, jadis nommées pneumologie, sont empruntées au yoga, aux arts martiaux, à la méthode de Plent ou de Jacquier, ionisations)
la phytologie utilise les plantes revitalisantes, drainantes, adaptogènes et les huiles essentielles)
les techniques énergétiques ont recours aux différentes formes de magnétisme, notamment grâce aux aimants.
et les techniques vibratoires, également nommées actinologie, utilisent des couleurs, des rayonnements solaires…

Smaghue Patrice, Naturopathe à Marseille, Septèmes et Aix en Provence. ( Sources Wilkipédia )